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Vie du club

Gardons le lien

CFFC - GARDONS LE LIEN - MàJ :  17 février 2021

La crise sanitaire que nous traversons depuis maintenant un an a rompu le lien social dans de nombreuses activités. Et nous devons redoubler d'imagination et être attentif pour préserver ce lien social. Le modélisme ferroviaire est une alternative pour combler partiellement ce vide en nous plongeant dans nos travaux, notre créativité et en les partageant pour rester ensemble. Notre club continue ses activités de façon plus confidentielle et dispersée. Ses membres font du train et c'est tant mieux. Le temps viendra où nous pourrons partager nos souvenirs et notre passion toujours présente. Certains ont bien voulu envoyer quelques photos, dire quelques mots de leurs travaux de confiné, sans prétention et avec liberté. Nous avons le plaisir de vous les présenter. 

Membres du CFFC, n'hésitez à me faire parvenir vos réalisations (réseaux, matériels, bâtiments, photos...), nous pourrons les publier sur cette page en attendant de nous retrouver le plus vite possible.
Arnaud

 

Le modélisme ferroviaire, c’est quoi ?

A travers différentes réalisations de nos membres, André et Jean, François, Jean-Louis, Dominique, "Gardons le lien" évoque une définition du modélisme ferroviaire aujourd'hui. Un loisir qui nous fait passer par toute sorte d'humeur pour relever de nombreux défis et qui nous rassemble pour une même passion.

 Le train Monorail Gyroscopique

Démonstration en modèle réduit

Du maître d’œuvre au maître d’ouvrage… 

Jean et André travaillent d’arrache-pied sur la gare de St Claude. Jean continue aussi ses écritures avec toute la minutie, la perfection et l’exigence que nous lui connaissons :

« Avec André, nous travaillons tous les après-midis (et moi toute la journée) sur la gare de Saint-Claude. Pour l’instant, on y voit plus de bus que de trains en gare. Ce premier module est presque terminé après 6 mois de labeur acharné. Nous attendons l’abri de quai et le BV que prépare Maxime Boiteux (Bois Modélisme).  Le second élément, nettement plus simple sera mis en chantier la semaine prochaine. L’objectif d’être prêts pour Meursault 2022 nous impose une cadence soutenue.

Côté édition, je travaille sur deux articles pour Rails d’autrefois. Cette revue non disponible en kiosques présente des études très poussées sur le rail, avant 1938. J’ai déjà fourni trois articles : le captage du courant, les électriques à bielles et les débuts de la signalisation au PLM. J’en prépare deux autres : le volet ferroviaire de l’Armée Bourbaki qui en 1871 finit pas passer en Suisse via Pontarlier et les pénétrations du courant triphasé italien à Modane, Breil et Menton. »

 

Il faut relever des défis et maitriser des techniques de construction…

 

En mai 2020, je vous ai présenté le réseau de François. Un réseau qu’il construit pour se faire plaisir mais aussi partager du temps avec ses petits-fils. Depuis, la construction du réseau a avancé. Une gare est venue compléter le site, avec un clin d’œil pour ses petits-fils.  A proximité de la gare, vous trouverez un mur à l’échelle en véritable pierre de Molpré*. Les pierres ont été taillées une par une.

 

 *François : « Mon beau-frère collectionneur de minéraux, avec patience, m’a découpé des pierres pour faire des murs au 1/87ème. Ces pierres sont du calcaire assez tendre rosé de Molprè (village près de Nozeroy)».

Plus récemment, il vient de réaliser une entrée de tunnel. François partage son expérience :

Réalisation de la voûte du tunnel

J’ai utilisé du carton de calendrier, de la colle à bois et un pistolet à colle.

1- Réaliser un gabarit en carton fin et vérifier le passage des trains.

2- Sur un carton rigide (calendrier épais) coller le gabarit de la voûte contre le gabarit fait précédemment  (sans le coller). 

3- Puis coller les pierres entre elles à la colle à bois, sans les coller sur le support épais. Mais mettre quelques points de colle entre les pierres et le support de la voûte afin de les maintenir en place, jusqu’au montage de la clé de voûte. Attention pour le montage des pierres le collage est à l’envers, il faut bien mettre les pierres dans le bon sens. Les pierres peuvent être ajustées avec un coup de lime.

4- Réalisation du mur sur la voûte en carton épais au gabarit extérieur du premier gabarit et contre les pierres. Si il y a des petits jours, ce n’est pas grave, ceux-ci seront bouchés avec la colle au pistolet. Le mur est posé sur des cales pour faire ressortir les pierres de la voûte.

5- Mise en place du raidisseur de la voûte décalé de 2.5 m/m.

6- Une fois l’ensemble bien mis en place, coller le tout avec le pistolet à colle, ne pas hésiter à mettre de la colle.

 

7- Mettre des renforts de 2 cm pour rigidifier l’ensemble.

8- Démouler l’ensemble après avoir coupé à l’aide d’un cutter fin les points de colle de montage sur le gabarit de la voûte.

9- Vérifier le passage avant la finition.

10- Revêtir le mur de papier imprimé. J’ai fait ce papier à partir de photo trouvé sur internet assemblé et imprimé en local.

11- Mise en place de l’entrée du tunnel, et il ne reste plus qu’à faire la voûte intérieure et l’intégrer dans le décor.

 

Matériel  utilisé :

Un calendrier épais de 1.90 m/m - Un calendrier fin de 0.72 m/m - Colle à bois rapide - Un pistolet à colle - Outils du parfait maquettiste.

Temps de réalisation : 2 jours en respectant le temps de séchage et sans me presser.

 

Jusqu’aux travaux de plomberie pour les plus téméraires…

Jean-Louis est très occupé, comme il le dit par des travaux de plomberie. La tâche est ardue. Mais la patience est de mise quand on se lance dans la construction d’un kit DJH Model Loco d'une Pacific TP région Est série 231 B 1 à 40.  Pour reproduire une 231B2, le travail de recherche documentaire est très intéressant et aussi très chronophage en surmontant les difficultés du montage et la notice plus que succincte. « Bref, ça avance lentement (ça tombe bien je ne suis pas pressé !!) ». Heureusement, le tender (type 35A) est pratiquement terminé.

 

Le tout en faisant la fête !

Dominique de son côté fête le carnaval en réalisant des petits personnages d'une fête populaire : les « Soufflaculs ». Cette fête traditionnelle était autrefois célébrée par les moines le mercredi des Cendres. Les habitants de Saint-Claude revêtaient des chemises blanches et des masques noirs et, armés de soufflets, allaient déloger l'esprit malin sous les jupes des femmes. Le soufflet symbolisait aussi, plus généralement, le « souffle de vie » à la sortie de l'hiver. Ce qui est ensuite devenu une sorte de carnaval avec chars et grosses têtes comprend toujours un défilé de chars, de fanfares et de majorettes, une bataille de confettis et de serpentins. En 2020, les Soufflaculs célèbrent leurs 20 ans avec une année de retard, l'édition 2019 ayant été annulée. Pour des raisons météorologiques, ce carnaval se tient désormais fin mars ou début avril (source : Routard.com).

Photos mystères : j’ai reçu 2 photos, mais saurez-vous identifier les réseaux ?

 

 

Les trains de la « Confined Valley » - Echelle 0n30

Source d’inspiration

Lors du 1er confinement, je me suis intéressé de plus près aux trains US On30 alors que je pédalais comme un forcené sur mon vélo d’appartement. C’est une activité qui peut être sujette à l’ennui et il fallait bien occuper mon esprit dans cet effort intense de confinement. J’avais déjà remarqué quelques réseaux lors d’expositions. Et il est vrai que j’aime cette ambiance un peu fouillis, pleine de vie, de charme. Les locomotives sont parfois mues par des mécanismes bien étranges. Il n’est pas rare que des objets de toute sorte soient aussi ajoutés : bidon d’huile, pèle, tonneau, trophée en tête de machine… Nos amis américains réalisent de magnifiques réseaux qui m’ont donné envie de me plonger dans cet univers si particulier qui semble un peu désordonné. Malheureusement, je ne dispose pas de la place suffisante pour réaliser un réseau. Pour autant, rien ne m’empêchait de réaliser des trains et de découvrir une nouvelle échelle : le « 0 ».

   

  

 L’étrange histoire de la « Confined Valley »

Afin d'ouvrir ce projet, il fallait que je cherche «l’histoire ». Malheureusement, les sources furent assez limitées. J’ai bien trouvé quelques photos (essentiellement de trains préservés). La diversité des compagnies ferroviaires n’est pas non plus évidente à cerner. Ayant toutefois glané quelques infos de ci de là, je décide de me lancer jusqu’à ce que je trouve une information bien étrange rapportée par un très bon copain qui vit depuis de nombreuses années aux Etats-Unis. Il me parla d’une vallée oubliée quelque part entre la côte Est et la côté Ouest (mais où ? Car les Etats-Unis, c’est grand). Une vallée profonde et boisée, ce qui me permit d’éliminer quelques km2 tout de même de ce grand territoire. Une vallée qui fut très prospère mais avec un nom un peu sinistre : Confined Valley. Cette vallée était exploitée par une compagnie au nom encore plus sinistre : Dark Industrial Valley&Co. Bref, c’était de mauvais augure, mais je me suis dit gardons notre optimisme et intéressons-nous de plus prêt à cette histoire. Cette vallée isolée, perdue, au climat rude fut découverte par le jeune aventurier Connor DEEVOK âgé de 19 ans. Comme beaucoup à l’époque, il décida de se lancer dans la prospection d’or. Or, qu’il trouva non sans mal. Afin d’éviter toute convoitise et surtout ambitieux et visionnaire, il enterra son or et se tut. Dans ses recherches, il trouva aussi un filon de charbon, puis du cuivre. Il se dit que c’était une aubaine, la chance lui souriait. Il entendait déjà dans sa tête le tintement de ses pièces d’or et le froissement des billets (un peu comme Don Salluste, n.d.l.r.). Le bois avait aussi une valeur marchande car il était essentiel pour la construction des maisons. Il embaucha et fit donc couper les arbres. Il les utilisa pour construire des barrages afin de dompter les eaux parfois tumultueuses de la Hope River (truites et saumons en furent bien désappointés) et des ponts pour faciliter l’accès. Cela était essentiel pour implanter et faire tourner les futures menuiseries et industries.

Il décida avec son or de construire une ligne de chemin de fer (que nous devinons à gauche de la photo) pour exploiter ces ressources qui lui semblaient inépuisables. Très vite, la ligne de chemin de fer se développa et de nombreux trains entrèrent en action. Il créa ainsi une compagnie : Dark Industrial Valley &Co. Nous étions à la fin du XIXème siècle, mais là encore, j’ai bien eu du mal à trouver des dates précises. Les différentes exploitations attirèrent beaucoup d’hommes et de femmes qui défrichèrent de l’espace pour leur habitat. Les montagnes furent découpées, creusées le tout dans le brouhaha des hommes,  le fracas des tirs de mine, jour et nuit, amplifiés par l’écho de la vallée. La faune locale, elle, fut bien perturbée par ce remue-ménage et la convoitise  des hommes. La 1ère guerre mondiale contribua à l’expansion de la vallée. Le trafic ferroviaire s’intensifia et il fallu créer un dépôt adapté pour parquer les nombreuses machines. Tout n’était que prospérité. Les saloons étaient bondés le soir, bières et whisky coulaient à flots.

Il y avait bien quelques bagarres mais sans gravité car l’ordre et la justice régnaient. Tout semblait en harmonie jusqu’à ce qu’une étrange maladie vienne perturber la vie active de la vallée. M Connor DEEVOK, âgé mais toujours actif, déploya toute son énergie et une série de mesures pour protéger sa vallée en limitant  les déplacements (laisser-passer, couvre-feu, postes de contrôle). En vain. Inquiets, les gens commencèrent à quitter la vallée. La seule voie de sortie était le train qui les emportait vers des jours meilleurs. Le travail se faisait de toute façon plus rare, les ressources commençaient à s’épuiser.  Ce fut la mine d’or qui fut en premier abandonnée, puis la mine de cuivre. Le charbon devint moins intéressant à exploiter, trop couteux à extraire et trop bon marché par des importations de lointaines contrées. Le bois resta encore actif plusieurs années. Ce qui permit de maintenir quelques trains tractant de lourds  « pulpwood cars ». Peu à peu, la vallée perdit son dynamisme. Quelques crues et coulées de boue eurent finalement raison des barrages et des ponts, couteux à entretenir et reconstruire. Les rares maisons encore habitées fermèrent définitivement leurs portes. Le dépôt fut laissé à l’abandon et les « belles » livrées à la rouille. Le dernier train forestier quitta la vallée le 1er avril 1973. La nature reprit tranquillement ses droits, effaçant autant faire se peut la trace des hommes et de leurs ambitions. Quelques stigmates témoignent à ne pas en douter de ce passé prospère avec ses joies et ses peines, mais qui fut si éphémère. La vallée ferma ainsi ses portes. Et disparut des mémoires.

   

Bien évidemment, ce récit est inspiré de notre contexte actuel. Entre conte, fiction, histoire vraie, il est le cadre pour constituer 2 rames :
-       le train « atelier » de M Connor DEEVOK,
-       un train forestier.

Du matériel à la peinture

Trouver du matériel en France à l’échelle On30 ne fut pas facile. Peu de distributeurs et le choix est limité. Le marché étant sans doute trop réduit. Sur un célèbre site de vente, j’ai acheté du matériel chez nos voisins allemands – plus fournis – et anglais (pré-brexit), et un peu en Belgique et en Italie. Le meilleur compromis était la marque Spectrum. Avec souvent des prix très abordables (j’ai pu ainsi acquérir une machine pour 100 €). Pour le reste, une petite concession a été faite en m’adressant à "Wiseman Model Service" (US) qui propose un grand choix d’accessoires et de pièces détachées ferroviaires, une vraie mine d’or. Avec les droits de douane, ce n’était pas forcément bon marché mais cela en valait la peine. Heureusement, je suis aussi tombé aussi sur « Atelier Vaporiste » qui propose de jolis wagons. Pascal est quelqu’un de très réactif. J’attends donc la livraison de 2 nouveaux wagons : un plat et une citerne.

Tous les modèles présentés ont été patinés et parfois repeint  (peinture en bombe LIQUITEX* et/ou peinture PRINCE AUGUST). Essentiellement à partir de photos. La peinture en bombe par rapport à l’aérographe ne garantit pas toujours un grain fin, il faut veiller à purger après chaque usage, changer le diffuseur dès que nécessaire (il existe tout de même des diffuseurs pour grain fin) et avoir une bonne température ambiante (le froid semble favoriser la formation de gouttelettes). C’est aussi moins précis que l’aérographe. Je l’utilise donc pour de grandes surfaces ou des pièces démontées et accessoires. Le tout dans ma cave, dans un espace plutôt restreint (avec un masque). Avant de peindre, le plus souvent, je passe une couche de vernis mat (en bombe) pour atténuer le reflet plastique et pour une meilleure accroche de la terre à décor. Ensuite, je traite à la peinture PA/DECAPOD puis à la terre à décor avec parfois des reprises à la peinture. J’utilise aussi des peintures CREATEX « Transparent » pour aérographe (noire, blanche, marron) qui s’éclaircissent en séchant (le noir est très bien pour traiter des citernes pas exemple). Pour la rouille, certaines parties ont été traitées avec les produits "Les Frères NORDIN" (Base + réactif teinté à la terre à décor). J’utilise aussi un lavis constitué des jus des différentes peintures plutôt que de les jeter que je garde dans un récipient. J’adopte le même principe pour la terre à décor avec un petit pot avec des restes de poudre mélangés.

Le On30 est une échelle agréable à traiter (surtout pour mes yeux) mais un peu déconcertante. En effet, les wagons plats sont à peine plus grands que du HO mais sont en réalité deux fois plus volumineux. Il faut donc se familiariser avec cette échelle après de très longues années de HO. Mais on s’y fait. Bien sûr, il y aurait sans doute des points à améliorer mais j’ai eu beaucoup de plaisir à oublier cette fichue situation sanitaire en me plongeant dans ce nouvel univers du train.

Des trains de la Confined valley

TRAIN ATELIER US

Train atelier On30 – US – Inspiration libre mais dans l’esprit du modélisme américain. Années 1920-1950. Les personnages sont de Woodland Scenic. Ils ont été légèrement patinés et les yeux repris (trop marqués à l’origine). En gardant leur style « naïf ». Rame réalisée fin 2020 et début 2021

Locomotive : 2-6-6-2 articulée. Patinée. DCC. Peut-être équipée du son. Un coffre à outils a été ajouté.

N°1 et N°2 "Flat car" court : patinés. Destinés au transport de matériaux : tuyaux, barre métallique….

   

N°3 Wagon « Gondola » : peint (origine couleur noire) et patiné – Accessoires : Wiseman Model Service, Aubertrain, PN Sud Modélisme.

     

 

N°4 Wagon "Gondola" : peint et patiné. Accessoires peints WMS et Aubertrain. Treuil monté et peint.

   

N°5

Wagon atelier, kit de chez Wiseman Model Service (US). Monté, peint et patiné. Accessoires WMS et Aubertrain. Aménagement intérieur avec établi, outils, poêle, affiches. Je me suis heurté à quelques soucis pour le montage du kit. La notice est en anglais mais en petits caractères et illisible par endroit. Il fallu que je monte le wagon « au nez » et en faisant des recherches sur internet. Bon ce n’était pas si compliqué. Sauf que…

Je n’ai malheureusement pas réussi à caler les sabots de frein sur les bogies d’origine. Je craignais aussi une différence de hauteur marquée avec les autres wagons. J’ai donc choisi de les remplacer par des bogies de chez Spectrum. Il n’y avait pas d’attelage, j’ai donc placé en bricolant des attelages Spectrum. Enfin, impossible de trouver une pièce du système de frein. J’ai donc simplifié la pose même si le dessous du wagon reste bien détaillé.

 

N° 6

"Flat car" : patiné – porte un tracteur McCornick Deering Farmall F12-1935, Hachette Collection. Le tracteur a une belle finition et le prix très modeste (6 €) me l’a fait préférer à un kit. Le tracteur a été repeint partiellement et patiné après des recherches de photos sur internet.

 

 

TRAIN FORESTIER US

Train forestier On30 – US – Inspiration libre mais dans l’esprit du modélisme américain. Années  après 1950. Les personnages sont de Woodland Scenic. Ils ont été patinés et les yeux repris (trop marqués à l’origine). En gardant leur style « naïf ». Rame réalisée automne 2020 et début 2021

Locomotive :

2-8-0. Patinée. Analogique. La machine était patinée à l’origine mais il y avait des traces de pinceau. J’ai donc repris la patine avec de la peinture PA et de la terre à décor. En mettant parfois une sous-couche blanche sur certaines pièces. La rouille de la toiture a été appliquée avec la base et le réactif (mélangé à la terre à décor) des "Frères NORDIN". J’ai ajouté les 2 personnages, et quelques petits accessoires de chez WMS. Un petit robinet a été ajouté au tonnelet. On se demande bien ce qu’il peut contenir… n’est-ce pas Capitaine Haddock. La machine est assez lourde à manipuler et il faut le faire avec précaution. Le tender a été aussi entièrement repris sur le même principe.

  

N°1 à N°4

Les « Pulpwood Car » ont tous été patinés. J’ai du ajouter les renforts qui étaient manquants dans 2 boites.

 

 

N°6

Le « Caboose » : c’est un wagon vraiment typique des trains américains (aujourd’hui certains sont aménagés en habitat). Ce n’était pas celui que j’avais prévu à l’origine mais faute d’avoir remporté une enchère, je me suis rabattu sur un autre modèle finalement beaucoup moins cher. Il était de la Cie White Pass & Yukon et entièrement rouge. Le rouge faisait ressortir l’effet plastique. Il a donc été repeint puis patiné à la terre à décor avant de passer un lavis foncé.

  

 

Une rame courte est en projet avec une citerne et un plat qui porte un tracteur, un Fordson E27N de 1948. Egalement de chez Hachette Collection. Quelques points de peintures ont été faits et un lavis poussière de chez Decapod a été passé au pinceau. Je dois trouver une vapeur qui lui corresponde.

J’espère aussi à terme pouvoir réaliser un petit réseau. Faute de place, ce n’est pas envisageable pour le moment même si un pont en bois (Aubertrain) et 2 bâtiments de chez Kitwood Hill Models (Angleterre) sont déjà là.

Arnaud

* : en Belgique, j’ai la chance de disposer d’un magasin d’art qui propose un très, très grand choix de peintures de toute sorte dont en bombe avec des coloris type terre à décor. Le choix des pinceaux est impressionnant. On y trouve un grand choix de pigments.

 

Les belles franc-comtoises

Notre monde rural a son architecture. Si nos paysages ont changé avec l’urbanisation, les cultures intensives, les fermes, les maisons de nos régions témoignent encore du passé de nos belles campagnes : mode de vie du monde paysan, cultures, élevage… Ce monde rural est souvent évoqué sur nos réseaux.

Sur la ligne des « Hirondelles » Christian n’a pas manqué de reproduire une de ses bâtisses qui donne son identité à la Franche-Comté. Une construction qu’il a voulu parfaitement fidèle à sa région. Vous l’avez sans doute aperçue dans les reportages de son réseau.

  

Alain, lui aussi s’est intéressé à ce patrimoine. Le poste de Grizzlisheim lui a donné envie de reprendre sa truelle, son mètre, ses plans et de se lancer dans la construction d’une belle franc-comtoise. Il nous raconte cette longue histoire d’amour qui sommeillait en lui :

« Il y au moins 25 ans, lors d'une expo en gare de Champagnole, je suis tombé en amour (clin d'oeil à nos cousins canadiens) d'une maquette de ferme comtoise en kit papier. Elle était vendue par deux artisans de Haute-Saône, amis de Guy POTTIER (Vapeur 70 pour ceux qui ne connaissent pas). J'avais commencé à la monter puis elle a "trainé" pendant des années sur une étagère. Je la redécouvre, et ayant acquis une petite expérience de transformation, construction de bâtiments, j'entreprends de finir son montage. Elle intégrera le réseau que j'ai en projet avec le déplacement de la gare de Pontarlier.

La maquette est en papier imprimé, comme les maquettes de Gilbert BAUD (acolyte suisse de Vapeur 70). Mais, c'est trop simple à monter. Procédons à quelques modifications.

1°) le toit est renforcé par du carton de 1mm d'épaisseur. J'ai prolongé le toit de 2cm sur le devant de la ferme pour protéger des intempéries la porte de grange;

 2°) sur les deux pignons, j'ai posé une tallevane*. Pour protéger de la pluie aussi. Dans un coin de ma maison, trainaient des « morceaux de bois » qu'un collègue m'avait donné. Sur le moment je ne voyais pas l'usage que je pourrais en faire. Mais aujourd'hui ça m'a servi à faire la lambrechure des pignons. J'ai collé le bois sur du papier Canson épais (300g). C'est plus facile à découper, ça se tient mieux. Pour la patine, j'ai fait une première couche assez diluée de gris pâle (PA 990), puis sans attendre que cela sèche, j'ai passé du lavis fumé (PA);

 3°) Comme le toit sur le devant est plus long, il a fallu faire des jambes de force pour soutenir cette avancée de toit. J'ai remis de la tallevane en prolongement de celle existante. Même traitement pour la patine;

4°) la porte de grange a été faite de la même manière que la lambrechure des pignons. L'entourage de la porte de grange, comme la découpe d'origine n'était pas nette, a été "améliorée" par de la pâte à modeler Plastiroc. J'en ai profité pour "sculpter" les pierres chasse-roues à l'entrée de la grange.

> Cheminées :

Pour m'aider dans ma démarche, j'ai la chance de posséder "La Bible" que tous bons francs-comtois devraient posséder : La Maison du Montagnon de l'Abbé Garneret (créateur du musée des maisons comtoises de Nancray). C'est une bonne source d'inspiration. La lecture de livre m'a permis d'ajouter l'avancée de toit. De même pour la réalisation des cheminées, j'ai failli faire une erreur. En effet, dans les fermes, il y a souvent deux cheminées, une pour le foyer et une pour le Tuyé (vous savez cette cheminée qui sert à fumer les bonnes saucisses de Morteau...). Je projetais de faire la cheminée un peu inclinée, mais sur ce modèle de ferme ça n'existe pas. Il va falloir faire deux cheminées traditionnelles. Cette ferme est "petite", une famille avec quelques vaches laitières (des Montbéliardes afin de pouvoir vendre le lait au chalet du village pour la fabrication du Comté et du mont d'Or en hiver). Il devait y avoir une porcherie avec deux ou trois cochons pour les salaisons. D'où la nécessité du tuyé pour le fumage des saucisses et des jambons... ça donne faim tout ça.

> Tôle ondulée :

J’ai récupéré des branches de haies pour faire les stères de bois, il en faudra 12 stères pour cet hiver. Ca meublera une partie du mur pignon... . Il faut cependant confectionner des tôles pour abriter ce bois. Je me suis donc fabriqué un outil pour faire les tôles du toit.

    

Si le pas de l'onde est correct, sa profondeur est trop importante. Pour y remédier, je pense mettre un carton de 1,5 ou 2 mm ce qui devrait atténuer cette profondeur. Je fais déjà un côté de la tôle, puis je pose la crête sur la lame extérieure et je grave la deuxième arête. L'espacement est de 9mm, en procédant ainsi, les tôles seront toujours de la même largeur. Je pense que je vais m'amuser un moment : l'alu se tord, pour rester droit ce n'est pas gagné sur la largeur du toit. Il faudra réaliser 4 ou 5 tôles pas plus pour conserver le bon alignement. J'en ai profité aussi pour réaliser une cheminée. Elle mesure 12 X 12 mm. Habillée avec de l'alu. Pour la peinture, j'ai utilisé les teintes suivantes : gris pâle 910 et acier naturel 864 (Prince Auguste). Pour les dégoulinures : rust texture 73 821 de Vallejo. Je pense utiliser les mêmes teintes pour le toit.

Pour accompagner l’ensemble, j’intégrerai aussi un petit diorama qui date un peu mais que je rafraîchirai. Dans  ce diorama, il y a un camion militaire du bloc soviétique. Jacques Reichard me l'avait offert. Il avait un correspondant tchèque (ou polonais) qui lui envoyait des véhicules de chez lui. Comme je ne savais pas quoi en faire à l’époque, je l'ai neutralisé. Il rouille dans un bosquet de sapins."

La suite au prochain numéro…

*Tallevanne : à ne pas confondre avec le pot de grès où l’on met du beurre n.d.l.r.

 

Le poste de Grizzlysheim prend des couleurs.  

Alain nous donne quelques nouvelles de son poste d'aiguillage. Comme il le précise, charpentiers et peintres ont repris le travail sous l'oeil avisé du maître d'oeuvre (Alain) et surtout du maître d'ouvrage (Stéphane). 

"Le colombage a été peint en acrylique (Terre de Sienne brûlée de chez Bourgeois et Noir 950 de Prince Auguste). Ces deux teintes se sont bien mélangées, l'avantage avec le conditionnement de PA, c'est la possibilité de faire les adjonctions au goutte à goutte. Dosage fin. Le crépis de façade du colombage a été fait aussi en PA (ref 837 sable clair). Les huisseries ont été peintes en gris pâle (PA 990) et les bois rajoutés en façade sous les fenêtres en PA (gris moyen 1er Empire 992 éclairci avec du blanc cassé 820). Ces peintures sont faciles à utiliser et sont miscibles avec l'acrylique Bourgeois. Elles sont beaucoup utilisées par les figurinistes (qui n'hésitent pas à utiliser aussi les peintures à l'huile).

 Les murs en pierres ont été peints en acrylique. Merci au vendeur du Cultura d'Erstein qui m'a bien conseillé. Trois teintes de base :n°34 ocre rouge; n°35 jaune de venise; n°36 Sienne naturelle et du blanc de Titane. Faire des essais avant d'appliquer sur la maquette. On peut reprendre avec un pinceau fin et différents dosages de teinte pour marquer quelques pierres. Tout est dans l'appréciation du maquettiste. Attention à la lumière, les teintes ne rendront pas de la même façon selon l'éclairage naturel ou artificiel. Je trouve que la teinte est un peu flashy, mais je pense qu'avec une bonne patine, ça devrait s'atténuer (croisons les doigts...). Vous constaterez que le toit a été peint en Gesso. Je vous expliquerez pourquoi après le 4 novembre. En espérant que ce à quoi je pense marchera..." (Suspens, n.d.l.r.)

Nous aurons sans aucun doute des nouvelles prochainement d'un autre projet... Alain a une âme de bâtisseur !

  

  

 

 

"Remontons le temps" sur le forum de Loco-Revue

Jean a mis à profit la période estivale pour remonter le temps : "Ce fut intéressant à faire mais très consommateur de temps. Il me fallait environ 4 h par jour pour consulter toutes les publications, choisir les documents, les scanner (environ 1600) les enregistrer et les mettre sur le forum. Je n’ai pas voulu traiter les dernières années car chacun peut aisément se faire une idée de l’évolution du modélisme ferroviaire."

Retrouvez des photos, des articles, des plans de réseau... qui offrent un panorama historique du modélisme ferroviaire et de son évolution :

https://forum.e-train.fr/viewtopic.php?f=2&t=91336&hilit=Cuynet+remontons+le+temps

  

  

  

 

 

"Vous branchez le fil rouge sur le bouton rouge. Le fil vert sur le bouton vert.Vous appuyez et plaf."

 

Francois nous fait part de ses travaux d'été. Encore une fois, nous retrouvons une histoire de fils de couleur.

"Je viens de numériser un wagon ModelsWorld, je partage mon expérience :

J’ai eu un coup de cœur pour le Wagon ModelsWorld avec feux de convoi décrit dans le loco revue de juillet. L’objectif : numériser ce Wagon pour commander les feux de fin de convoi, par la même occasion installer un éclairage dans la cabine de ce wagon et piloter l’éclairage de la rame de voitures voyageurs UIC. Ce wagon est équipé d’une prise 6 broches. Après des essais infructueux avec un décodeur ESU LokPilot V4, j’ai installé le même en V5 avec les fils complémentaires pour piloter avec la commande F1 et F2. Création d’un support de lampe avec une chute de plastique de 2 mm d’épaisseur percée d’un trou de 3 mm pour y loger la LED. J’ai recouvert les fils de gaine thermo-rétractable ainsi que la résistance de 1 kOhm, un trou de 3 mm dans la paroi de la cabine et collé l’ensemble sur la paroi. Raccordement du  fil bleu (+commun) vert (- assurant la commande F1) le violet (- assurant la commande F2), les soudures sont protégées par de la gaine thermo-rétractable.La liaison ente les wagons est réalisée avec des attelages magnétiques REE réf : XB 934 Avec le bon décodeur pour réaliser l’opération compter  1h 30 avec les essais."

Attention pour programmer un décodeur sur un wagon ModelsWorld Dd2ai, il faut le mettre sur la voie de programmation avec une loco  qui a un décodeur, sinon la Z21 plante, j’ai mis avec un Wagon d’autorail XR numérique Mistral et ça marche aussi. Sinon : "C'est pas ça... Je vais essayer le contraire... C'était ça." (n.d.l.r.).

  

Matériel

-un décodeur ESU lokPilot V5 59626,

-une LED blanche 3mm

-une résistance 1KOhm

-attelages magnétiques Nem 362 REE (XB-934)

 

Une bourbonnais pétillante (sans modération) !

Gilles a des talents. Celui d’abord de faire un bon vin (de Bourgogne bien sûr), pas très loin de Meursault bien connu pour son exposition de modélisme ferroviaire : La Fête du Train au Pays des Grands Noms. Son deuxième talent évidemment : le modélisme ferroviaire quand les vignes lui en laissent le loisir. Gilles s’est lancé dans la réalisation d’un magnifique réseau il y a quelques années. Comme pour son vin, Gilles le fait avec passion, patience, en donnant du temps au temps pour obtenir le meilleur millésime  et ravir les yeux. Il en révèle une part en dégustant avec vous le détaillage d’une 030. Voici ce qu’il raconte dans une aventure de confinement et de post-confinement.

« Sur mon réseau PLM campagnard, je souhaitais absolument voir circuler une bourbonnais. Le modèle rivarossi est une base de travail intéressante mais finalement de nombreuses heures ont été nécessaires pour en faire une machine aux normes actuelles.

 

Il faut préciser que sans l'aide de Franck, l'embiellage Apogée V serait encore dans sa boîte et sans Lauren, la caisse du tender serait une vulgaire boîte d'allumettes ! Je suis parti du modèle pris en photo au dépôt de Carnoules (Var)* : cette machine est attelée à un tender 3 essieux, peu courant mais néanmoins visible aussi sur le PLM bourbonnais. Donc : base 030 Rivarossi; embiellage Apogée vapeur ; base du tender en laiton fait maison ; motorisation du tender 3 essieux par une mécanique Bullant faite sur mesure à partir des entraxes et essieux proposés par ce fabricant (hollywood foundry) ; caisse de tender moulée et ralongée d'après la caisse d'origine Rivarossi ; boîtes d'essieux et suspensions  moulées également en résine ;  décodeur installé dans le tender. Les tuyauteries moulées de la machine ont été pour la plupart supprimées ; des tiges laiton les remplacent sur des supports de mains courantes Mécanic trains. Pas moins de 80 percements ont été réalisés afin de positionner les tuyauteries, les 2 mains courantes, les réservoirs supérieurs (Mécanic train) et leurs alimentations. A ce sujet, que les puristes me pardonnent si les tiges ne vont pas toutes au bon endroit !! La porte de boîte à fumée est aussi Mécanic trains comme les soupapes, le sifflet, la lanterne, la prise Flaman, les volants de l'abri et la cloche du tender. Interfer a fourni les plaques machine et tender ainsi que l'indicateur Flaman. Cette machine fonctionne honorablement et, dans son service de desserte locale en 1937 sur mon réseau, tire ses 3 ou 4 wagons (REE bien sûr !) sans soucis. Espérons que ce prototype donnera des idées à REE ou autre pour une série avec zéro défauts !! »

* : https://trains-europe.fr/raildanslegard/depots/depot_carnoules.htm

  

Feuilletons l'histoire du club : 

La période du confinement a été l'occasion pour beaucoup d'entre-nous de faire du rangement. Jean et Alain partagent avec nous des souvenirs précieux qui ont construit le CFFC. Chacun pourra noter les projets ambitieux qui ont animé le club, certains ont trouvé leur aboutissement comme la Casemate qui illustre l'histoire régionale. D'autres ont eu une vie éphémère. Mais tous ont contribué à l'évolution du club, à l'envie de toujours faire mieux, d'explorer de nouveaux territoires dans le modélisme ferroviaire et c'est là l'essentiel pour l'Histoire.

  

Alain : En feuilletant dans les albums des années passées, je suis tombé (sans me faire mal) sur ces photos. Cela ne nous rajeunit pas. Certains s’en rappellent sans doute, il a été question un moment de créer un musée du train à Pontarlier. Grace à son réseau de connaissance, le club avait pu récupérer du matériel. La SNCF nous avait livré un signal. Sur ces photos, nous pouvons assister à son déchargement en gare. Les protagonistes sont Jean MAILLARD, William ZING (un voisin de Jacques REICHARD), François ou Sylvain REICHARD, Jean-François et moi-même. En supporter, il y a le regretté Dr Patrick LESPARRE (collectionneur de trains en tin-plate, JEP...).

 

Jean : Et des documents de la Flèche de Gilley. Comme il fallait passer dans la République du Saugeais, une autorisation signée de la Présidente était indispensable (un préfet s’est fait refouler une autre fois). Un billet (celui de ma mère) poinçonné dans le train et une enveloppe premier jour préparée par les collectionneurs du Haut-Doubs.

  

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saugeais

Alain : Ces deux photos  ont été prises au théâtre Blier en juin 1996. Pour une fête organisée par la commune, le club avait été sollicité pour présenter une maquette, et c'est la maquette de la gare de Pontarlier qui a été mise à l'honneur. Jean-François est au pupitre sous la surveillance de Guy. Il y avait aussi Bernard COLLINS (heureux propriétaire à l'époque du PN de Bouverans en face de l'Entonnoir). Nous y avons reçu la visite de Monsieur ROSSIER (de Grandson en Suissse), connaissance de Gérald JUNOD.

 

La casemate :

Arnaud : Je me souviens de Guy oeuvrant chez lui pour la réalisation de cette maquette. Une réalisation intégrale pilotée d'une main de maître par Jean, avec la minutie que nous lui connaissons et son souci de l'authenticité, de l'Histoire. Il fallait une grande patience, de l'imagination pour accomplir un travail de longue haleine et surtout relever les défis techniques. La pose de 1000 rivets demandait tout de même beaucoup de motivation.

Nous avions pu visiter le fort de Joux lors d'une A.G. et découvrir cette superbe maquette, une maquette animée bien évidemment. 

 

http://www.chateaudejoux.com/

Souvenirs de campagnes ferroviaires :

Jean partage ces quelques articles publiés il y a plus de 20 ans. A l'époque, c'était du sérieux. Jean et Guy en costune pour une expo. Noeud papillon ou cravatte étaient de rigueur. Cela donne quand même une certaine classe. Jean les commente :

La plus ancienne, celle de Montigny, date de mai 1984. Un bon souvenir, de bonnes parties de rigolade avec les plans de Jean-Luc Morel pour un montage qui refusait de fonctionner, Guy amenait la gare de Boujailles qui a bien voulu fonctionner, une température peu clémente le samedi durant la mise en place, Françoise nous amenant de la soupe alors que nous en étions au dessert ! Clive Lamming était présent et a fait deux reportages, l’un sur cette petite expo, l’autre sur mon réseau et la toute nouvelle gare de Frasne (voir Loco-Revue 463 et 465). Le dimanche matin, nous avons accueilli JL Audigué, président de la FFMF, et toute une équipe de Lyonnais (AMFL) plus quelques modélistes locaux et suisses. Nous avons organisé une tournée pour les emmener visiter deux réseaux à Poligny (dont celui de Jean-Luc). Le mien, à quelques centaines de mètres pouvait être atteint à pied. Remarque d’un visiteur : vous laissez entrer des gens que vous ne connaissez pas !

Joyeux repas d’une cinquantaine de personnes, arrivée au dessert du directeur de Jouef qui, en catimini nous montre le nouveau Picasso et la très attendue Z2. Il a fallu négocier pour qu’il accepte que nous les fassions tourner sur le réseau… Puis il a tout remis dans son sac et est parti sans dire merci ou au moins au revoir ! Il avait peut-être peur que nous lui achetions ses productions…

 

La seconde coupure concerne une exposition faite à Pontarlier où, avec la gare de Dole (fonctionnelle) nous avions convié des artistes à présenter des œuvres sur le thème du chemin de fer durant une semaine. Pierre Bertin, plusieurs fois prix Schaeffer, nous avait confié de nombreuses toiles. Je ne sais plus l’année mais il doit exister quelques photos (à retrouver).

La troisième était une présentation du premier élément de La Bosse  en avril 1997, juste avant de la transporter au Mondial de la Maquette. Nous ne manquions pas d’optimisme en donnant des dates pour l’exécution de ce nous pensions être la première partie. Car une second était prévue, aussi longue que la première, placée de l’autre côté des coulisses. Heureusement, nous avons su nous arrêter à temps car nous aurions aujourd‘hui, si c’était fini, besoin de 3 ou 4 utilitaires pour tout transporter et de deux garages pour tout stocker !

 

 

 

 

 

 

 

Le réseau du "Vin fou" (12 mai 2020)

 

François m’a adressé quelques photos de son réseau que je vous présente. Il a mis le confinement à profit pour se lancer dans sa construction. Pas un réseau immense avec des voies qui se croisent ou un thème ferroviaire de prédilection, juste le plaisir de faire du train. Comme il me l’a indiqué, il se laisse porter au gré de son humeur, de ses envies. La conception est donc classique : une double boucle sur 2 niveaux avec une gare cachée de 7 voies pour varier la circulation des trains. Pas non plus de période de référence : Z2, VH, 67000… emprunteront cet itinéraire. Toutefois l’œil attentif révélera un attachement à une région : la gare (Jouef) porte le nom de Mesnay et un solide bâtiment porte l’enseigne « Vin fou » (Vin fou, oh je l’aime) – Henri Maire. Sans doute le réseau évoque-t’ il le Jura. Verra-t’ on des vignes sur des coteaux ?

Une remise machine et un poste aiguillage complètent déjà la gare. Quelques maisons constitueront un futur village et peut être un petit lac embellira l'environnement. Une 231 (Jouef) radiée servira de chaudière de chauffage pour le bâtiment de maintenance.

Quand François m’a contacté, il s’attaquait à la motorisation des aiguillages (il venait de recevoir les moteurs). « Beaucoup reste à faire » comme il le dit mais François apporte le plus grand soin dans la réalisation de cette maquette. En tout cas, le train miniature a de multiples facettes et un point commun : se faire plaisir et se laisser porter par ses rêves avec quelques fois les directives des petits fils qui aiment piloter les trains depuis la tablette... en vrai chef de gare. Une belle démarche pour initier la relève au modélisme ferroviaire.

 

 

 

 

 

Bengtskär

Philippe est un grand voyageur et ses découvertes lui ont inspiré son réseau. Ces dernières semaines, il s'était préparé pour 2 futures expositions, annulées bien évidemment.  

"Il s’agit d’une reproduction du phare de Bengtskär, au sud ouest de la Finlande, associée à 3 autres modulinos. Les différentes constructions de l’ile du Nord qui était un défi LR Pressepour Trainmania à Lille (Nord), sont inspirées de mes voyages professionnels ou de loisirs en Finlande."

Rien n'est perdu, nous retouverons Philippe bientôt dès que nous sortirons de cette situation en toute sécurité !

    

http://forum.espacetrain.com/index.php?topic=2917.0

http://forum.e-train.fr/viewtopic.php?f=2&t=90202

 

Le poste d’aiguillage de Strasbourg-Neudorf.

 

http://elsassbahn.free.fr/architecture_el.htm

Alain, notre Président, aime les défis architecturaux (je me souviens d'un fameux pont dans son grenier). Pour épauler son fils Stéphane dans la construction de son réseau d'inspiration alsacienne, réseau que nous présenterons prochainement (Stéphane habite près de Strasbourg), Alain s'est lancé dans la construction du poste d'aiguillage de Strasbourg-Neudorf. Il le reconnait lui même, confinement ou pas, la retraite (bien méritée n.d.l.r.) lui offre un peu de temps libre. Et il est vrai que la réalisation de ce bâtiment est un peu complexe, la charpente aux formes particulières relève des sciences de l'ingénierie ou plutôt d'un Maitre Charpentier. Il y aura sans aucun doute une suite à cette aventure. Nous comptons sur toi Alain.

 Alain nous explique la construction de cette maquette : 

 "La base est le livre d’Alain PRAS. La structure est du carton de 1mm recouvert de papier «Canson»© (330g, pour aquarelle) gravée à la pointe sèche pour les pierres.

 L’arrondi a été délicat à faire. Comment obtenir un bel arrondi ? J’ai trouvé ! Les boutiques en fin d’année offrent à leurs clients des calendriers de petit format en carton pelliculé. Ce matériau est souple, il se plie bien, il se coupe bien et il se colle bien. Que demander de plus ? Rien, y a plus qu’à…

 Pour le maintenir sur le retour, il a fallu ruser. J’ai réalisé une petite fente dans laquelle j’ai glissé le morceau de calendrier. Comme je n’étais pas sûr que l’arrondi soit régulier, j’ai confectionné des demi- ronds en MDF sur lesquels j’ai collé le calendrier, un peu de colle et ça ne bouge plus.

 Pour faire l’étage, les formes sont un peu complexes. J’ai tracé un plan du plancher. Photocopié. Puis, j’ai monté les murs sur ce plan qui m’a servi de gabarit. L’inconvénient de ce poste est qu’il a des fenêtres à petits carreaux… ne possédant pas de machines à découper, je laisse en suspens pour l’instant. L’arrondi de l’étage sera fait de la même manière que celui du rez-de-chaussée.

Le toit … casse-tête … j’ai essayé plusieurs techniques. En aéromodélisme, les maquettistes procèdent avec des nervures. J’ai essayé, pas évident. Je n’arrive pas à obtenir des nervures régulières. Mais bon, persévérons. Comme pour l’étage, j’ai positionné et collé les nervures sur un plan, sachant que le toit déborde de 5mm de l’aplomb de la façade. Lançons-nous. Pour pouvoir avancer rapidement, j’utilise de la colle à bois prise rapide (2 mn) faut pas se louper ! Possédant dans un recoin de la maison des chutes de placage très fines, j’ai collé ces morceaux sur les nervures. Le bois est souple, il épouse bien les formes tarabiscotées du toit mais il est fragile à travailler, poncer, couper. Le résultat ne me convient pas. Sur les parties droites ça peut passer mais dès que j’arriverai dans les formes complexes, ça coincera, le bois va éclater, se fendre. BLOQUÉ ! Mais non, le CFFC a toujours une solution, un plan B. je me rappelle que le Club a fabriqué la maquette de la casemate Mougin du Château de Joux, et pour animer cette maquette, j’avais de la pâte à modeler qui sèche à l’air. Mais voilà, c’était en 2010, où est stocké le matériel qui a servi à cette réalisation ? Nanou et les deux garçons ont rigolé lorsque j’ai dit que je partais à la recherche de la pâte à modeler… ils n’avaient pas tort, ça a pris deux jours quand même. Mais j’ai retrouvé, c’est l’essentiel. Et j’ai modelé ce toit. Il ne faut pas se presser, il faut respecter les temps de séchage, au moins 24h pour centimètre d’épaisseur. Mais le résultat est là. De plus, la pâte à modeler adhère au papier du plan, ainsi qu’au papier « Canson » et au placage. Reste plus qu’à limer pour obtenir la bonne forme. La couverture est en petites tuiles, à cette étape je suis coincé, pour l’instant. Sur les parties rectilignes, cela ira mais sur les arrondis, ça va être la galère.

La pâte à modeler va me servir aussi pour réaliser la partie inférieure se trouvant sous l’oriel du poste. Côté voies.

Je n’ai pas la patience de graver des pierres comme l’original (disons que mes yeux ne sont plus adaptés, c’est plus juste).  En Alsace, le grès rose des Vosges est utilisé communément pour la construction. Stéphane aime aussi cette couleur. Donc on va faire en grès rose… mais quelles teintes utilisées ? Marque « Pébéo »© : n°34 (ocre rouge), n°35 (jaune de Venise) et n° 36 (sienne naturelle). Faire des essais avant de l’appliquer. "

 

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3 juin 2020 :

Alain avec dextérité et sous les conseils avisés de Jean, poursuit la construction du poste d'aiguillage. Il partage avec vous cette aventure architecturale dont on ne peut ignorer la complexité au regard de la toiture... et des commentaires d'Alain :

"Conseillé par Jean, j'ai refait les fenêtres du poste qui donnent sur les voies. J'ai adapté les ouvertures aux dimensions des fenêtres récupérées chez lui. En effet, ça va beaucoup mieux à partir de pièces disponibles. Les fenêtres proviennent de moulage Jouef (Champagnole). Il a fallu en recouper certaines pour les angles de l'oriel. En positionnant l'étage sur le rez-de-chaussée, je me suis aperçu que l'oriel était trop grand, séance de ponçage pour adapter et ça marche ! Ne pas s'énerver, prendre son temps, y aller par petits coups cela permet de ne pas faire de bêtises."

 

  

15 juin 2020 :

 

 

 

 

 Sur les photos ci-dessus, vous pouvez déjà noter le toit en pointe de la tourelle. Une réalisation complexe.

Les tombereaux de Jean-Louis

JL G 2

 

Jean-Louis se passionne pour les chargements de wagons. Dans LR de janvier 2020, nous retrouvions un article « Chargez vos autos avec astuce ».

Cette fois-ci pour "Gardons le lien", je reprends son commentaire publié sur le blog de LR en cette période de confinement. Il y explique avec justesse sa technique de patine des tombereaux qu’il partage avec d’autres passionnés.

 « Les caisses de ces tombereaux sont traitées d'une manière différentiée pour varier les effets. La patine des caisses
met en oeuvre essentiellement des produits tels que AK083 (Wash Track), AK013 (Rust Streaks), AK Crusted rust deposits et une référence MIG Rust Effects.
Attention, la référence AK Crusted Rust Deposits donne une teinte très claire avec des effets d'empâtement ; sur ces wagons je ne l'utilise que mélangée à d'autres références ou bien je l'utilise comme sous couche. (Donc jamais en couche de finition, le résultat me paraissant trop contrasté avec la teinte de base de la caisse).
En fonction de la couleur d'origine des wagons (les REE et les LS ont une teinte différente et c'est tant mieux) et je choisis une tonalité et je choisis les produits en fonction de cet objectif.D'une façon générale, sur les surfaces, peu de produit, posé avec un pinceau fin, bien tiré avec une brosse plate. Dans les angles et recoins, on peut charger davantage si l'on veut.
Si vous vous loupez, pas de souci : nettoyage au White Spirit ! On laisse sécher 24h et on recommence !Les plaques de garde et les roues sont carrément peintes à la HUMBROL par exemple Matt 98. J'ai démonté facilement les essieux des wagons REE mais j'ai laissé en place ceux des LSM car difficiles à extraire et j'ai protégé les pointes par de fines bandes de chiffon doux).
Les lames de ressort son traitées avec une teinte rouille plus ou moins saturée (HB 113 ou patines AK) 
Pour les sabots de feins : HB 113
Les boites d'essieux : au choix mais noirâtres, voire grasses (par exemple AK 084 Engine Oil)Les châssis ont été simplement traités à terre à décor afin que les marquages restent visibles même s'ils sont patinés.Voilà grosso modo la méthode, en précisant qu'il convient de laisser sécher chaque couche. Mais bien sûr vous pouvez mélanger les produits de patine, soit entre eux, soit avec des peintures Humbrol. Vous pouvez donner libre cours à votre imagination mais c'est encore mieux de s'inspirer de photos de votre époque de prédilection. »

Voici en complément quelques photos transmises par Jean-Louis pour découvrir son bel univers ferroviaire : 

   

  

  

  

 

Prochain arrêt : Grizzlysheim !

La gare de Mutzig qui inspire Stéphane.

Stéphane que j’ai eu plaisir de côtoyer quand j’habitais Obernai me parlait souvent de son projet de réseau. Stéphane s’est beaucoup attaché à cette région à tel point qu’elle est sa source d’inspiration pour sa réalisation. Epaulé en parti par Alain, son papa, il s’est lancé dans son projet en commençant par le choix du thème, la collecte d’informations et enfin la construction en laissant toutefois une place à l’imaginaire. Alors ne soyez pas étonné si vous cherchez en vain Grizzlysheim… pour la bonne raison qu’il n’y a pas de grizzly en Alsace.

« J'ai été en confinement le 1er mois. J'ai repris le boulot en demi-journée et 1 jour sur 2 depuis la semaine dernière.

J'ai pu en profiter pour bricoler des aménagements dans la maison et pour travailler sur mon réseau. 

C'est un réseau tour de pièce. Il est sur 2 niveaux. Le plan de voie supérieur fait une boucle avec la gare et différents EP. Le niveau inférieur, accès avec une rampe et une hélice hélicoïdale, accueillera un triage où je stockerai toutes mes rames (voyageurs, marchandises, TGV complets) ainsi que le dépôt de la gare de Dole. 

Mon choix est une gare imaginaire en Alsace, qui se nomme Grizzlysheim, dont le BV est inspiré de celui de la gare de Mutzig. Il y aura plusieurs EP : dépôt carburant, ferrailleur, silo céréales, terminal à containers, un entrepôt frigorifique et plusieurs halles. Pour le moment seules les voies de la gare, de la boucle et du dépôt de carburant sont définitives. Je fais des essais de dispositions de bâtiments. Dernièrement j'ai découpé la trémie pour relier l'hélice aux voies principales. »

   

Et Alain d’ajouter :

« Etant en retraite, ça va m'occuper un petit moment. Son réseau possède des ITE. Je lui ai proposé de faire une remise pour son locotracteur. Inspiré d'un article de LR et de la maquette de l'Atelier Debelleyme. De même, je lui ai proposé de construire le poste d'aiguillage de Strasbourg-Neudorf. Tiré du livre d'Alain PRAS. Quelle idée ! Mais c'est un défi. Relevons-le ! » 

 

  

 

  

 

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